J’ai pu lire avec joie, lors d’un précédent courrier des lecteurs, qu’un maître peintre, indépendant, se plaignait d’une trop grande concurrence, venue de l’extérieur du canton, lors de l’attribution des marchés publics. Ma joie ne vient évidemment pas de ses difficultés professionnelles, je suis autant consterné que lui, mais du fait qu’enfin un patron a pris conscience de ce problème.

Quand est-ce que nos représentants politiques ouvriront les yeux et se montreront plus protecteurs avec les marchés publics? Les marchés publics doivent clairement être mieux réglementés en favorisant, indépendamment du montant du devis, les entreprises ayant leur siège en Valais et employant, en majorité, des travailleurs domiciliés dans le canton, des entreprises soumises à des conventions collectives de travail et surtout des entreprises qui ne pratiquent pas de sous-traitance, afin que le cas du chantier CFF de Massongex ne se reproduise plus.

Avec ces mesures, la sauvegarde des places de travail valaisannes serait un peu plus sûre. Elles permettraient également d’empêcher le dumping salarial, car les entreprises venant de l’étranger, notamment les sous-traitants, ne sont pas très regardantes sur les conditions de leurs employés, l’important étant de faire de l’argent. De plus, les contrôles mis en place ne sont de loin pas suffisants et les amendes, pour autant quelles soient infligées, sont dérisoires.

Mais voilà, pour certains il faut laisser la place à la liberté de l’économie, surtout ne pas empêcher le libre marché.

Enfin, afin de limiter les cas de dumping salarial, il serait surtout nécessaire d’engager plus de contrôleurs.

Publié le 18 avril 2016 dans le Nouvelliste sous la rubrique « Libre opinion »