En 2016, le SECO est intervenu auprès de l’Etat du Valais (et d’autres cantons) afin de traiter le problème épineux du chômage hivernal, estimant, à raison, que la situation contournait le but premier de l’assurance chômage.

En effet, celle-ci n’a pas pour but de se substituer à l’employeur dans le cadre du risque économique qu’il doit assumer.

Toutefois, les mesures prises par le SECO et le SICT dans le cadre du projet pilote SAPIL ne sont qu’un effort supplémentaire demandé aux demandeurs d’emplois, en termes de recherche d’emploi, d’acceptation d’emplois hors de leur domaine de compétence et j’en passe.

Le projet SAPIL était annoncé comme étant la panacée lors d’une conférence de presse en novembre 2016. Quand est-il de ses effets, ont-ils été couronnés de succès ou n’ont-ils engendré que des tracas supplémentaires pour les demandeurs d’emploi ? Le durcissement des contrôles des ORP n’a-t-il pas entraîné un accroissement des sanctions sur les indemnités journalières?

De l’autre côté, les responsables, sur le plan de la pratique du moins, de la situation, à savoir les entrepreneurs et leurs organisations faîtières ne semblent pas concernés par la résolution du problème.

Aucune mesure n’est prise pour qu’eux aussi participent à cet effort. Pourtant ce sont eux qui licencient les travailleurs et pas l’inverse.

Ils apparaissent comme privilégiés dans cette situation et les travailleurs sont, par contre, doublement pénalisés: la première fois lorsqu’ils sont licenciés, la deuxième lorsqu’ils sont soumis à ces nouvelles dispositions auprès des ORP.

Conclusion

  • Quelles sont les effets des mesures SAPIL pour l’hiver 2016-2017?
  • A combien s’élève le nombre d’assurés qui ont été sanctionné à cause de ces nouvelles dispositions ? Combien cela représente-il d’indemnités journalières sanctionnées?
  • Le Conseil d’Etat et les organes compétant comptent-ils prendre des mesures qui viseraient également les entrepreneurs?
  • Le cas échéant envisagerait-il de diminuer la pression sur les chômeurs saisonniers?
  • Pour lutter contre le chômage hivernal, les différentes collectivités publiques dont le canton, ne pourraient-elles pas mieux étaler les travaux tout au long de l’année?
  • Un assouplissement du chômage intempérie qui permet de ne pas procéder au licenciement des salariés, est-il envisageable?