L’apprentissage est l’un des piliers de notre système de formation. Cette formation duale est d’ailleurs louée à l’étranger.

Les jeunes en formation et les employeurs qui les engagent consentent à des efforts importants. Malheureusement, les employeurs se plaignent régulièrement qu’engager un apprenti ne leur apporte rien.

En effet, malgré le fait qu’ils donnent du travail à des jeunes domiciliés en Valais, leurs efforts ne sont pas reconnus dans l’adjudication des marchés publics. Ces adjudications sont encore trop souvent attribuées, soit à des entreprises hors cantons, soit à des entreprises non formatrices, et qui plus est qui rognent sur les coûts de personnel en employant une majorité d’ouvriers sans CFC.

Pour rappel, une initiative parlementaire déposée par le conseiller national PDC lucernois, Ruedi Lustenberger, demandant que l’apprentissage soit un critère de sélection pour l’adjudication des marchés publics, a été accepté par les chambres fédérales et est entrée en vigueur le 1er avril 2015.

Conclusion

Dès lors, par le présent texte, nous demandons que le Conseil d’Etat modifie l’ordonnance sur les marchés publics. La priorité doit être donnée à des entreprises formatrices d’apprentis. Une exception doit tout de même être considérée, à savoir les marchés publics ouverts à l’international. Le système suisse de formation n’est en effet pas la règle dans les autres pays.