Actualité de l’événement
Le 13 mars 2020, le Conseil Fédéral et le Conseil d’État annonçaient la fermeture de nombreux secteurs économiques. La réouverture n’est intervenue que le 11 mai pour la première étape, puis graduellement jusqu’à aujourd’hui et tout n’est pas encore revenu au statu quo.
Imprévisibilité
Le Covid-19 n’était pas prévisible, ni même ses conséquences sur notre société.
Nécessité d’une réaction ou d’une mesure immédiate
De nombreux jeunes n’ont pas pu effectuer les démarches de postulation pour une place d’apprentissage à la rentrée d’août 2020. Les entreprises étant fermées, ou au vu de la situation, ne prévoient plus de former de nouveaux apprentis. Il devient urgent d’agir avant l’été.
D’ordinaire, les postulations pour une place d’apprentissage débutent durant la première partie du deuxième semestre de la 3ème année du cycle d’orientation. Cette année, depuis le 13 mars, l’activité économique tourne au ralenti et elle n’a encore pas repris entièrement. Il n’est pas attendu non plus que l’économie retrouve rapidement le même niveau qu’avant la crise du COVID-19.
De nombreuses entreprises vont donc, en l’état, renoncer à former de nouveaux apprentis pour la rentrée d’août 2020. Alors que l’on connaît l’importance de la formation professionnelle pour le futur de ces jeunes, il apparaît urgent de se préoccuper de la manière dont ils peuvent débuter leur vie professionnelle dans les meilleures conditions.
Aussi, l’État du Valais doit faire plus, que ce qu’il fait en temps normal et étendre son offre de places d’apprentissage, dans le plus grand nombre de domaine possible. Ceci permettra d’éviter de laisser sur le carreau des jeunes qui n’ont en tout cas pas demandé à se retrouver dans cette situation.
Il serait également important que l’État, en tant que facilitateur, intervienne fortement auprès des entreprises pour les enjoindre à engager des apprentis cette année. Ensuite, l’État devrait mettre en contact les jeunes sans solution d’apprentissage avec ces mêmes entreprises ou avec les services de l’État qui formeraient des apprentis.
Conclusion
- L’État du Valais doit créer, plus de places d’apprentissage qu’habituellement, en son sein, dans un maximum de branches, pour débuter à la rentrée 2020.
- Le Canton, via le service de l’emploi et le service de la formation professionnelle, doit prendre contact avec toutes les entreprises formatrices qui n’ont pas d’apprentis cette année pour les inciter à en former dès la rentrée 2020. Ainsi qu’avec celles qui en forment pour envisager de prendre un ou des apprentis supplémentaires.
- Le Canton devrait mettre en place un « bureau » d’échange permettant aux jeunes qui ne disposeraient pas de solution d’apprentissage pour la rentrée 2020, de constituer leur dossier et de les mettre en contact avec les entreprises formatrices.
Texte déposé par Valentin Aymon et Patricia Constantin