En ces temps difficiles de crises économique et politique, nous devons rester unis. Nous ne devons pas céder aux sirènes de la haine et de la peur que soulèvent certains individus.

Notre pays incarne des valeurs d’ouverture et de liberté depuis fort longtemps. Or depuis quelques décennies, les initiatives qui vont à l’encontre de ces valeurs ne manquent pas. Ces initiatives qui veulent faire de la Suisse un pays fermé, xénophobe, antisocial et divisé, sont un affront à tous les esprits intelligents.

Nous ne devons pas chercher de boucs émissaires à notre situation, l’immigration, dont un certain parti a décidé de faire le thème principal de son combat, n’est pas de la faute des immigrés mais du patronat et des individus membres de ce même parti, qui profitent d’engager de la main-d’œuvre bon marché, souvent non qualifiée afin de faire encore plus de profit. Il ne faut pas se tromper, ce sont eux les profiteurs, eux qui divisent notre pays et ses citoyens.

La Suisse doit être un modèle social et des progrès doivent être faits dans le domaine des conditions de travail, l’Etat doit favoriser la conclusion de conventions collectives dans les branches qui n’en ont pas afin de protéger les travailleurs contre les excès du capitalisme. Il doit intervenir pour garantir à tous un revenu décent qui permette de vivre et non plus de survivre comme c’est encore trop souvent le cas. De même, nos assurances sociales, qui sont un acquis de haute lutte, doivent être renforcées. L’AVS, le pilier de notre politique sociale, doit permettre aux retraités de vivre. L’assurance chômage doit être le filet protecteur empêchant les personnes ayant perdu leur emploi de se trouver à l’aide sociale tout en leur permettant de retrouver rapidement un emploi.

La jeunesse de ce pays doit être le moteur de ces luttes, elle incarne l’avenir, un avenir qui doit être progressiste et non pas empreint d’un sentiment nauséabond qui n’est pas sans rappeler les sombres heures de l’Europe des années 1930. Elle doit être à l’avant-garde de ce combat et se battre pour conserver nos acquis sociaux et pour les améliorer.

Je conclurai en vous disant que j’aime mon pays car je suis un patriote et rien ne me fait autant mal que de voir sombrer dans le désespoir et la haine. J’ai la conviction profonde que nous tous, unis dans un même élan, nous arriverons à surmonter ces épreuves et rendre à notre beau pays toute sa force et sa dignité en balayant les hideux idéaux qui le corrompent. Je vous souhaite à toutes et tous, un excellent 1er Août 2015.

Publié le 31 juillet 2015 dans le Nouvelliste sous la rubrique « Fête Nationale », à l’occasion des élections fédérales, le Nouvelliste donnait la parole à de jeunes candidats.