La jeunesse de ce pays a-t-elle vendu son âme à l’extrême droite ? Pourquoi ne se mobilise-t-elle plus que pour défendre une société fermée et intolérante ? Où est passée cette jeunesse pleine d’idéaux ? J’ai constaté avec rage, lors de reportages à la télévision, que les jeunes qui s’engageaient en politique ne le faisaient plus qu’à I’UDC, abreuvés d’une propagande nauséabonde, anti-étrangers, anti-Europe, antisociale, anti-pauvres, etc. Est-ce donc de cette société que rêvent les jeunes ?

Lorsque je me suis engagé, je rêvais de changer la société, de mettre fin aux inégalités entre les classes, de permettre à chacun de vivre selon ses besoins vitaux, de protéger les travailleurs et les faibles contre les abus du capitalisme et des nantis. Car à entendre la majorité de mes contemporains, leur seul idéal serait de vivre dans une société conservatrice et économiquement ultralibérale, dépourvue d’étrangers.

Je ne peux pas leur donner tort d’avoir peur. Le capitalisme a retrouvé ses origines, il tend à redevenir sauvage et complètement déréglé, entraînant avec lui une augmentation sans précédent de l’écart entre classe laborieuse et exploitante. Ajoutez à cela la précarisation des emplois, l’augmentation du chômage, les crises économiques et financières et vous obtenez le cocktail responsable de cette peur.

Cependant, attribuer ces maux aux étrangers et aux faibles n’est pas une réponse! Ils ne sont pas responsables de cette situation.

Au premier rang des responsables, nous avons le démagogique Christoph Blocher et le fidèle chien de garde, Roger Köppel, qui distille la haine et le dégoût dans son journal la «Weltwoche». Puis viennent les banquiers, les assureurs, les pontes de l’économie, que l’on retrouve aussi dans les rangs de I’UDC ou du PLR, qui non contents de contrôler les produits du travail, pillent les poches des travailleurs, sans jamais redistribuer de manière juste leur fortune, acquise grâce à l’exploitation (esclavagisme) des travailleurs. Réveillez-vous, avant qu’il ne soit trop tard et que vous ayez vendu votre âme au diable ! Vous n’êtes certainement pas si différents de moi et vous souhaitez vous aussi que cette vie soit faite pour vivre et non pas pour être exploité !

Publié le 19 février 2016 dans le Nouvelliste sous la rubrique « Libre opinion »